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Le premier jour du reste de ta vie – V.Grimaldi

Que j’avais envie de l’aimer celui-ci ! Mais de la même façon que je n’ai pas prise avec En Finir avec Monica, je n’ai pas prise avec celui-ci.

Une erreur de timming ou une quête de réponses qu’il n’apporte pas. Pourtant, je pensais aspirer à des lectures légères mais mon esprit semble s’y refuser. J’avais déjà eu ce pressentiment avec le retour de Bridget dans ma vie, mais vraiment, non.

Marie a quarante ans, elle plaque tout et part faire une croisière. Elle rencontre deux femmes qui deviendront ses amies, elle rencontrera tout un tas de gens. Elle commencera à vivre.

Si l’intrigue est résolument optimiste et joyeuse, je ne vous cache pas que je me suis ennuyer. J’étais ravie pour Marie, Anne ou Camille mais trop de bonheur, trop d’amour, trop de guimauve, trop pour moi. Je crois que la chick lit et moi, c’est fini. En revanche, pour tous les amateurs de chick lit : bonheur garanti. Le roman répond à toutes les attentes.

J’ai tout de même adoré le couple de Georges et Marianne. J’ai aimé cette idée que rien n’est jamais acquis, ancré, défini. Cette idée d’un renouveau perpétuel. Rappeler la magie de la vie et ses imprévus n’est pas une mauvaise chose, bien au contraire.

« La vie, c’est comme un tour de magie. Quand on est enfant, on ne voit que le devant de la scène. C’est fabuleux, on s’émerveille, on se pose des questions, on a envie d’en savoir plus. Et puis, on grandit. Peu à peu, les coulisses se dévoilent, on réalise que c’est compliqué. C’est moins joli, c’est quand même parfois moche, on est déçu. Mais on continue quand même à s’émerveiller. « 

Besos,

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Sommeil – Haruki Murakami

C’est la rentrée, les enfants! On tape dans ses mains, on sort le cartable, on branche sa Nespresso et on sort le sourire de conséquence. Trois semaines sans venir poser un mot, c’est ce qu’on appelle des vacances! Pour le coup, j’ai tout un tas de lecture à chroniquer et je vais commencer par la dernière en date.

C’est la première fois que je cède à Murakami. Théoriquement dans mon esprit, les couvertures de ses livres sont colorées. Ici, non. Dans mon souvenir, il s’agissait de pavé. Ici, non.

Le livre m’a clairement appelée alors que je trainais chez Mollat pour mettre la main sur le précieux TDL (d’ailleurs Nathan, j’attends toujours le livre du professeur que j’ai commandé – merci). Son micro format, sa couverture noir et argenté…tout a été concocté pour que je cède.

L’édition est juste fantastique! Les illustrations sont formidables, je n’en reviens toujours pas! J’ai adoré les découvrir à chaque page. J’ai adoré le papier utilisé, également. Épais, lisse. On ne sait pas vraiment s’il s’agit d’un livre ou d’un trésor.

J’ai énormément apprécié la lecture captivante, retrouver Anna Karénine dans ces pages m’a fait sourire. Le personnage est une femme qui ne dort pas durant 17 nuits, nous sommes dans sa tête, nous voyons la vie par le prisme de la sienne. Tout au long de la lecture, une question nous taraude : pourquoi dix-sept nuits? Et après ? La fin laisse pantois.

Nous traversons les angoisses du personnage comme ses moments de paix. Les questions du quotidien, du sentiment de vivre, de « faire quelque chose » de sa vie ou encore la mort sont abordés de façon pertinente.

« Depuis que je ne dormais plus, je me rendais compte à quel point la réalité est simple, à quel point il est facile de la faire fonctionner. C’est la réalité, sans plus. »

La lecture y est décrite comme une échappatoire au quotidien de la vie J’ai beaucoup aimé la façon d’aborder la lecture comme « un agrandissement de la vie ».

« Il n’en restait pas moins qu’en ce moment, j’agrandissais ma vie. Et c’était merveilleux. Enfin il se passait quelque chose, je me sentais vivre. Je ne m’usais pas. En tout cas, il existait une partie de moi qui ne se consumait pas. Et c’est pour ça que je me sentais réellement vivre. Je trouve qu’une existence humaine, même si elle dure très longtemps n’a aucun sens si l’on a pas le sentiment de vivre. »

Ce qui est plus singulier dans cette lecture, c’est qu’elle arrive juste après « Le premier jour du reste de ma vie » de V.Grimaldi où l’on suit le personnage de Marie. A l’instant où nous débutons la lecture, les deux femmes sont quasi identiques bien que les chemins pris soient différents et que la lecture n’apporte pas les mêmes choses.

Bref, j’ai savouré ma lecture un jour de paix, juste avant le rush de Septembre et cela n’a aucun prix!

Besos

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En finir avec Monica – Candace Bushnell

Nous en parlions, il y a quelques temps avec Tara.B via les commentaires sous l’article « Bonjour Tristesse », un livre se lit et s’apprécie en fonction du moment. Parfois, c’est le bon moment pour prendre conscience de la teneur du livre et parfois, cela ne l’est pas, nous laissant un gout mitigé.

Parfois, il est trop tard d’autre trop tôt.

En l’occurrence, je crois qu’il en est fini pour moi de la littérature « d’été », américaine et pleine de bon sentiment. Je la trouve fade, vide et presque triste. La vieillerie ou ma rupture y sont-elles pour quelque chose ? Je ne sais pas mais je rêve encore pourtant d’une histoire à la Darcy.

Ce livre est une déception. J’ai trouvé les personnages vides, sans consistances, loin. Et puis, l’histoire ressemble trop à la réalité. A un règlement de compte entre l’auteure, Sarah Jessica Parker et Carrie bien que l’auteure s’en défende.

En revanche, ce qui m’a intéressée c’est comment la fiction prend le pas sur le réel. Comment le personnage prend la place de l’auteur/actrice, comme cela régente les vies alors qu’il ne s’agit que d’un personnage. C’est troublant.

Tout aussi troublant que les séries ou les films, le personnage devient indépendant et son créateur n’a plus aucune main mise dessus.

La fin rattrape le roman. La course loufoque, les révélations sur certains personnages. Cet esprit farfelu, c’est ce qui rattrape le tout. Le ton parfois « girl power » sent le réchauffé. Aux Etats-Unis, la pression est plus forte de la tradition et du cadre du mariage. Si une femme n’est pas mariée, elle n’est rien et peu importe sa carrière. De là à être à la limite du « c’est l’un ou l’autre », je fronce le nez.

Bref, je n’ai pas particulièrement apprécié ce roman surement parce que le cœur de l’intrigue n’est pas aussi léger que ce que l’on veut nous faire croire tant par le ton que les frivolités qui l’entoure.