On the road, Kerouac

kk

Ce livre est un livre fondateur d’un nouveau mouvement littéraire, le  » beat generation« .

La Beat Generation de Kerouac, a d’abord choqué l’Amérique puritaine des années 50 par l’homosexualité, et tout un côté un peu dépravé, un peu  » je sors des sentiers battus », je vais là où le vent me portera ( soit de grands espaces ou les coins homo des villes américaines.) . De là,  s’inspireront les hippies (Woodstock), Mai 68 … Mais il y a tout de même une forte connexion avec le Jazz et tout un milieu culturel ( milieu underground).

Bref, la Beat Generation c’est complexe et Kerouac en a fait le manifeste.

 » Les seuls gens qui existent sont ceux qui ont la démence de vivre, de discourir, d’être sauvés, qui veulent jouir de tout dans un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller. »

Au delà de ça, il faut savoir que la Beat Generation, c’est surtout un mode de vie qui inspire plus d’une jeunesse – mais celle des années 60, en particulier.

Et d’ailleurs, c’est ce que raconte le livre. En effet, il s’agit des errances de l’auteur sur les routes américaines. Des voyages en stop, des nuits chez qui le veut,  le partage des femmes et du Whisky entre amis d’un jour ou de toujours. L’auteur, Sal Paradise, confie sa vie au hasard ( Kundera dit que l’homme s’accroche au hasard pour construire sa vie, il n’a peut être pas tort).

Sal Paradise recherche une certaine fraternité, c’est une course vers la poursuite d’idéaux.

Sur la Route représente le cheminement de l’auteur, les moments de joies et les échecs de sa quête.

C’est le roman d’une lutte avec la vie, du désespoir.

 » Ma garce de vie s’est mise à danser devant mes yeux, et j’ai compris que quoi qu’on fasse, au fond, on perd son temps, alors autant choisir la folie. »

L’auteur, Sal Paradise, choisit le camp des gens qui courent, ne se posent pas, ne sont plus en état ou se refuse à ne rien faire. Parce qu’en ne faisant rien, on pense. Et penser nous détruit, comme Buko, comme tout un tas de type géniaux, on en arrive au même point : la vie, ce n’est qu’attendre la mort. Tout ce que l’on construit n’a aucun sens, on trompe seulement l’ennui de l’attente. Et une lampée de whisky.

 » Parce que les seuls gens qui m’intéressent sont les fous furieux, les furieux de la vie, les furieux du verbe, qui veulent tout à la fois »

 Quant à savoir si cela m’a plu, c’est autre chose. Evidemment, j’aime bien les types désespérés, les types qui sont un peu barrés, les types qui écrivent bien, ceux qui boivent du whisky. Je l’aime bien quoi, je serais même parti sur la route avec lui s’il avait fallu, mais j’ai du m’y prendre à plusieurs fois pour le lire. Non pas à cause de son langage argotique et parfois cru mais parce que la rédaction non conventionnelle du roman rend sa lecture pas easy du tout. C’est un peu une épopée, à l’image du roman.

 

 

 

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