L’Art de la joie – Goliarda Sapienza (1)

Modesta, dans L’Art de la Joie est une femme libre. Libre de penser, libre de vivre, libre de baiser.

« Ici, chacun est libre de vivre et mourir comme il lui plait le mieux. »

La Princesse Gaia annonçait déjà cette liberté omniprésente dans le roman. Modesta est toujours à se renseigner, à apprendre, elle cherche le juste, le meilleur. Elle se veut libre, et se libérer des préceptes qu’on nous inculque dès la naissance. Et pour cela, elle lute aussi contre les préjugés. Les siens comme ceux des autres.

Cette liberté passe aussi par la liberté de son corps. Une liberté qui ne passe pas toujours. Et on en revient à une chose dont j’ai déjà parlé : la femme qui a eu différentes expériences et considérées comme une putain voire elle fait peur puisque

 » Vos mères ne vous apprennent rien » .

 – » Et qui sait combien de professeurs tu as eu, hein? Maintenant, je comprends pourquoi tu te déshabilles si facilement et me caresse comme…

– » Va, dis le, sinon avec le vrai mot de putain, du moins avec l’euphémisme de Turati. Allez, dis-le ! Comme une salarié de l’amour »

Les mots, sont forts et abolissent les tabous, les murs des prisons et sont un affrontement dans le roman. Modesta se sert des mots pour apprendre ce qui l’entoure et pour conquérir le monde mais elle se rend aussi compte à plusieurs reprises que les mots sont une prison de par le sens qu’ils ont pour les autres.

 

La liberté chez Modesta passe par une maîtrise de son corps. Une indépendance en quelque sorte. Pour conquérir le monde, la vie, il faudrait alors conquérir son corps, en être maître et être son allié. On peut reprendre cette sentence  » Connais toi toi-même  » qui à l’origine était : «  Connais toi toi même et tu connaîtras l’univers et les dieux ».  Passer par la connaissance de soi, de ses limites pour connaître le monde..Modesta tue les concepts soumettant l’Homme. La religion, la nature et le destin :

« Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire de destin! Cette terre était destinée à rester un désert de lave et nous en trois générations nous l’avons rendue fertile comme dans la vallée. Le destin! Rien que des bavardages inutiles de femmelettes! « 

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3 commentaires

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