Le Joueur, Dostoïevski

Je me souviens qu’on avait eu une période Dostoïevski, genre Crime et Châtiment, au lycée et en prépa.

J’ai toujours fait croire que je l’avais lu alors qu’en fait, non. En même temps, Dostoïevski c’est chaud patate  mais bon, j’avais cédé à la tentation, en lisant Le Joueur  en hypo. 

Et bien, ça défonçait tout. Mais faut avoir un peu vécu pour s’accrocher à Dostoïevski, sinon on est vite dépassé. C’est comme Guerre et Paix, de Tolstoï ce sont des romans pour ma retraite. ( Alors que Ana Karénine, non, c’est plus pour bientôt, genre les vacances)

Pour résumer un peu, le roman se déroule dans une ville d’eau ( imaginée par Dostoïevski) dont le casino attire pas mal de gens. Le héros, Alexeï Ivanovitch est précepteur de Pauline dont il tombe amoureux. Mais Dostoïevski aime quand le roman foisonne de personnage et ne s’arrête pas là, il y a le général, un Anglais riche, un Marquis et une grand-mère dont on souhaite la mort pour récupérer l’héritage puisque la famille est en pleine crise.

Au milieu de tout ça, des éléments un peu fantasques surgissent et font que notre cher et tendre narrateur, Alexeï, se met à jouer, d’abord pour la mère-grand puis pour Pauline. Et il finit par jouer pour lui, après avoir gagner, il dilapide son argent, finit valet voire pire, persuader qu’il se refera.

Dostoïevski conte comment un homme hostile aux jeux sombre dans un engrenage terrible dans lequel il perd jusqu’à sa condition d’homme.

Il faut savoir que Fiodor ( on est intime maintenant) avait la maladie du jeu, il a longuement joué et perdu et il traduit dans ce roman avec justesse l’addiction aux jeux. Ce roman, écrit dans l’urgence, est tenu par des faits autobiographique telle que l’addiction même de Dostoïevski ou encore son amour pour Pauline ( ici Paulina) qui fut sa maîtresse.

Ce n’est certes pas un des romans les plus marquant de Dostoïevski mais il est court et se lit facilement, bien plus facilement que Crime et Châtiment . Et cela ne nous empêche pas de nous confronter à une foule de personnage, à des triangles amoureux et une écriture fluide qui dénonce avec sarcasme les sociétés européennes dîtes calculatrices ( face à la passion Russe).

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