Le Cas Edouard Einstein, Laurent Skesik

Je sais que cela fait un moment que je ne vous ai pas parlé livre. pourtant, je continue à lire et à avoir envie de vous en parler.

Mais il se passe beaucoup de chose, notamment le projet SimOne dont je vous ai déjà parlé hier ici.

Aujourd’hui, je vais donc vous parler du livre de Laurent Seksik  » Le Cas Edouard Einstein « .

Je ne sais pas pourquoi, j’en ai pas entendu des masses au sujet de ce livre. Je crois que j’avais lu vite fait une brève à ce sujet dans Vogue. Pourtant, je trouve que c’est un très beau livre avec beaucoup de douceur et de pudeur. Il n’y a aucun jugement, aucune accusation.

Étrangement, j’y ai trouvé une sorte d’apaisement. Une sorte de sérénité, une pause. Pourtant, on est témoin du drame familiale qui se déroule sous nos yeux.

C’est un livre qui se lit très facilement malgré les trois voix. C’est l’histoire d’un drame familiale qui se trouve être celui de la famille d’Einstein.

On découvre le fils cadet d’Albert Einstein. Ce fils qui est une blessure. Il est schizophrène est rien ne parvient à le soigner. Cette maladie, Einstein ne peut y apporter de solution.

Le grand génie abdique devant la fatalité. Une force supérieure, le destin peut-être. C’est un roman dans lequel la fatalité a une grande place, lourde parfois.

« Il est des malheurs auxquels on ne peut rien. On ne peut blâmer ni soi ni personne. Il range dans cette catégorie le mal qui frappe Eduard. Son chagrin se double d’un sentiment d’impuissance. Mais il ne ressent pas une once de culpabilité. Il garde la certitude que sa seule présence, la moindre de ses actions aggraverait l’état de son fils. La seule évocation de son nom agit comme un brasier dans l’esprit d’Eduard. »

Le roman raconte la déchéance, le malheur, la maladie et la folie. Le sacrifice aussi. Mais rester sur une si triste impression ne serait pas rendre justice à ce roman. Non, on y voit aussi l’amour d’une mère, son courage, et aussi peut-être l’espoir. Le roman se termine malgré tout sur une note heureuse.

Ce roman fait aussi la lumière sur Mileva, la première épouse d’Albert Einstein. Une femme brillante qui s’est effacée pour son mari et son fils et finit sa vie dans la plus grande solitude.

Les mots sont très bien choisis, ils nous conduisent dans les méandres de la maladie. On s’attache à Eduard, on espère avec Mileva. On redécouvre aussi l’Allemagne d’autre fois, les Etats-Unis, la Suisse des années 30 à 45.

On découvre tout simplement une nouvelle facette du grand homme sans pour autant qu’il ne soit le centre de ce roman. Cela fait d’Albert Einstein un homme comme un autre, et cela aurait surement aidé son fils.

C’est un roman de la normalité qui nous fait relativiser sur notre vie.

C’est vraiment un livre très beau avec beaucoup d’humanisme et d’une grande qualité.

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