Modianobel – Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier

Modiano

La bonne question est, qu’est-ce qu’un prix Nobel de la littérature? Le prix nobel de littérature récompense un écrivain dont l’oeuvre complète a rendu service à l’humanité.

Et Patrick Modiano a reçu cette reconnaissance. Service à l’humanité, comme je l’interprète ? Modiano a écrit essentiellement sur le souvenir, la mémoire et ici, dans Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier, il écrit sur l’oubli.

Et là où je trouve que c’est poétique, c’est qu’il soit récompensé après une oeuvre sur l’oubli dont le service à l’humanité est de garder en mémoire les heures sombres de l’Europe de la Seconde Guerre Mondiale, de l’occupation aussi.

Voilà, ça c’est mon avis de petite lectrice.

Pour ce qui est du livre en lui même. C’est une lecture captivante. J’ai lu le livre d’une traite, sans arrêt, sans conscience de l’espace temps. Il y a quelque chose de fascinant dans l’écriture, de mystérieux, de charmeur. Dès les premiers mots, le charme opère, nous sommes dans l’histoire pour ne pas en sortir : pour que chaque mot ait une répercussion singulière.

Nous suivons les méandres des souvenirs du personnage principal : le cheminement, les réminiscences. Exactement comme cela nous arrive. Et l’écriture de cela frôle le génie : nous n’avons pas « le fin mot de l’histoire ». Nous avons un personnage qui cherche dans sa mémoire les réponses à ses questions présente mais nous n’avons QUE sa mémoire comme source et donc qu’une information partielle et donc nous ne pouvons pas savoir. C’est génial.

L’écriture est limpide, sans fioriture mais une écriture qui frôle le fantastique. Fantastique dans le sens  » récit qui mêle le réel et le surnaturel. Le point de départ de la nouvelle fantastique est réaliste, puis interviennent des éléments surnaturels qui ont été annoncé par divers indices. Certains lieux (paysage lugubre, lieu isolé) et certains moments (la nuit, l’hiver) sont particulièrement propices aux manifestations surnaturelles. » ( la nouvelle fantastique quoi). En effet, il y a la nuit, il y a cet arbre seul, et les deux autres personnages et une question à la fin : existent-ils ou est-ce un tour de sa mémoire? Nous sommes plongés dans la tête de cet homme qui fait une rencontre incongrue qui le pousse sur le chemin de sa mémoire oubliée et puis soudainement : le silence, l’absence et les coïncidences.

A la fin de la lecture, nous sommes vidés, éprouvés nous avons vécu le roman. Et l’écriture reste marquée en nous, puisque depuis je ne cesse de lire ou d’entendre des phrases qui font échos à cette lecture….Merveilleux.

Publicités

un petit mot? une bavouille?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s