Mes contes de Perrault, Tahar Benjelloun

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«Seule la poésie a le pouvoir de sauver le monde [….]», Tahar Ben Jelloun
Ma double culture,  il est clair que c’est une richesse. Pourtant, il est vrai que je connais bien moins la culture arabe que la culture français voire européenne. En même temps, je vis en France et n’ai jamais vécu que mes vacances scolaires au Maroc, à la plage. Et même si je suis imprégnée de ce pays indéniablement, je n’en connais pas la richesse et les spécificités culturelles à proprement parlé.  Alors, j’essaie de combler ce trou par mes lectures. J’essaie de comprendre et  d’apprendre un monde dans lequel je ne vis pas physiquement mais qui fait parti de moi.
Étrangement, je n’avais jamais connu d’auteur « arabe » a proprement parlé. Récemment, je m’y suis mise. Et puis, Tahar Ben Jelloun est arrivé avec ses contes de Perrault. Unifiant.
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Ces contes que j’ai étudié au lycée avec les gravure de Gustave Doré, contes que j’enseigne aujourd’hui aux élèves de 6èmes. Et c’est merveilleux.
La réécriture « arabisée/orientalisée » de ces contes est une réussite incontestable : c’est beau, c’est poétique, c’est merveilleux et même didactique.
Mon préféré c’est surement  » La Petite Fille à la Burqa Rouge » qui est incontestablement le conte le plus actuel du moment, ou peut être le Chat Botté, pour sa fin morale.
Je suis enthousiaste de cette lecture, je lis et relis, je veux le faire découvrir à la terre entière. C’est une actualisation des plus réussie et pour les réticents, cela montre une culture sous un oeil plus gai et surtout rend le merveilleux d’une culture poétique et savante qu’une bande de fanatique souille chaque jour un peu plus.
L’écriture est joyeuse et manie l’humour. Le Chat beauté souhaite des bottes  » qui ne soient pas fabriquées en Chine », la scène de combat dans La Petite Fille à la Burqa rouge est hilarante. Cette réécriture crée un lien entre les 1001 Nuits et Les Contes de Perrault. Et renoue avec les traditions orales de la culture arabe. On sent le plaisir de l’écriture et la lecture n’en est plus que savoureuse.
Depuis, L’Art de la Joie de Sapienza, je n’ai pas eu autant d’amour pour un livre.
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