La Guerre des Salamandres, Karel Capek

 

 Lire, c’est la base entière de mon existence depuis mon CP. Il m’en faut toujours plus, il me faut toujours trois livres à lire devant moi « au cas où », c’est presque une maladie…en tout cas, c’est une fléau assez grand pour m’empêcher de déménager !

Au lycée, dans une période de lecture intense, ma maman m’avait conseillée la lecture de La Guerre des Salamandres, de Capek, un auteur tchèque du début du XX ème siècle à qui l’on prête l’invention du mot « robot » qui signifie « travailleur » en tchèque.

Résumé :

Les salamandres sont parvenues, parallèlement à l’homme, à un très haut degré de l’évolution. Ce sont de braves créatures peuplant discrètement, à l’abri des requins, certains hauts-fonds de nos côtes maritimes. Apprivoisés par l’homme moderne qui les rencontre, fasciné, sur une petite île sauvage au large de l’Indonésie, nos charmants lézards, bientôt asservis, finiront par se révolter. Emporté par son élan, l’Homo saurien, découvrira à son tour l’impérialisme et le nationalisme, grignotant peu à peu l’habitat terrestre. Les salamandres succèderont-elles à l’homme, seules maîtresses d’une globe aquatique, imitant celui-ci jusque dans sa manie d’autodestruction ?

[ 4ème de couverture – La Guerre des Salamandres – Ed. Cambourakis ]

On nous avait bassiné avec Orwell et 1984, et pourtant j’ai trouvé Capek bien plus impressionnant. Même maintenant, alors que c’est un livre que j’ai lu il y a un certain nombre d’années, quand je l’ai vu, je n’ai pu résister à me replonger dedans, à l’acheter frénétiquement comme un Graal, comme un livre précieux.

La Guerre des Salamandres, c’est un récit de politique-science fiction qui pourtant parle bel et bien de notre monde à nous, du monde d’aujourd’hui, du monde que l’on connait. Comme je vous disais, on peut lui prêter les mêmes qualificatifs que 1984 à la différence qu’il y a une écriture fine et humoristique.

Karel Capek a écrit le livre en pleine montée du national-socialisme, en 1935. Évidemment,  le propos est politique, c’est une critique acerbe du monde, du capitalisme et de ce que cela entraine. A l’heure de la COP21, on peut même y voir un précurseur de la prévention environnementale, l’environnement de l’homme et des salamandres se détruisant pour une plus grande expansion.

Étonnant, captivant et d’une actualité à nous glacer le sang!

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3 commentaires

  1. Ce roman existe aussi aux éditions La Baconnière, qui viennent de sortir « La Fabrique d’Absolu », une fable sur le fanatisme religieux, drôle et grave comme « La Guerre des Salamandres » et d’une actualité inquiétante.

    • Je connais très peu cet auteur finalement. J’ai lu ses Salamandres il y a presque 10 ans mais je vais m’empresser de le découvrir à travers d’autres œuvres! Merci beaucoup du conseil de lecture!

  2. 🙂 Sur le site de notre asso vous trouverez plein d’infos sur Capek mais aussi sur d’autres livres traduits des langues d’Europe centrale

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