Beautiful People, A. Drake.

IMG_1455C’est lors de l’ouverture de l’exposition  » Paris Mode » que j’ai acheté ce livre. Edition de poche, facile à glisser dans le sac à main, je me suis dis qu’il pourrait aisément remplacer le livre que j’avais pris à l’aller.

Et bien, ce livre est tout à fait formidable ! Il est loin de ce que j’en attendais et ce n’est pas pour me déplaire.

Dans un premier temps, il faut savoir que l’on peut ne pas être dingue de mode et être tout à fait captivé par le récit.

En effet, tout au long de la lecture, on ne peut être qu’impressionné de la minutie avec laquelle Drake raconte l’Histoire, l’époque et les évènements marquants de celle-ci ( exemple Mais 68), certes sous l’angle de la mode, de la « haute-couture » et donc seulement d’un certain mode de vie, classe sociale … mais cela est tout à fait enrichissant!

Il s’agit donc d’un récit basé sur les recherches de la journalistes anglo-saxonne Alicia Drake, très minutieuse dans son travail elle fait preuve d’une véritable capacité narrative et nous porte facilement tout au long du récit qui nous conte la vie de Paris au travers des deux protagonistes : Yves et Karl.

Il y a donc un jeu de croisement entre les deux hommes mais on y voit aussi des figures de l’époque telle que Loulou de La Falaise ou Paloma Picasso, Warhol aussi et tout un tas d’autres. ( Je fais l’impasse sur Bergé en toute connaissance de cause)

Il est impressionnant de voir vivre ces personnages dans le récit alors qu’on en a une image assez fixe, assez fermée d’ailleurs.

Le récit de Drake fait apparaître Yves comme un mort parmi les vivants, il est détaché du monde réel, il vit dans un autre univers tout en ayant la capacité d’intégrer et de s’approprier le monde dans lequel il vit. D’ailleurs, Yves, c’est aussi le Maroc, Marrakech.

Quand à Karl, il s’agit d’un ovni, ce qu’il est encore. Un ovni au milieu des nombreux personnages du roman tant par sa force de travail que par sa distance.

Karl d’ailleurs qui souhaitait faire interdire le roman de Drake en France, l’afublant du surnom de « Drake-ula » :

« Qu’est-ce qu’on attend? Que j’attaque! Je m’en fous! C’est un livre-poubelle, signé par une médiocre, avec les témoignages d’un ramassis de ratés que j’ai le plus souvent virés. Certains, je ne les ai tout simplement jamais croisés. Quant à ce cousin Kurt, que mon père appelait «Service Kurt» et à qui Mme Drake accorde du crédit, il nous haïssait ma mère et moi »

Oui, comme toujours, Karl se fait remarquer par ses dires.

C’est assez captivant, le livre peut se glisser dans nos futurs sacs de plages, sacs à main … bientôt, bientôt l’été … Ô Joie!

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