La Déchéance d’un Homme, D.Osamu.

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Dans ce livre pas très long, il y a trois carnets qui racontent l’histoire de Yôzô.

C’est autobiographique, l’homme nous raconte comment il sombre dans le Saké, la morphine et la honte. Il raconte comment de nature faible, il devient accro à la luxure.
Dans son doux pays, c’est honteux, c’est un déshonneur. On ne doit pas fuir la vie ou haïr le monde comme il le fait.
Il recherche une place qu’il n’a pas, sa conscience du monde et surtout sa conception lui refuse toute place.

D’autant plus que ce petit malin à des soucis avec les femmes, il les aime, les hais, les baise, leur fait l’amour. Elles sont des piliers pour sa vie de la même façon qu’elles sont destructrices.

 » Il vaut mieux ne pas rester dans une chambre qui n’a aucune fenêtre,où l’on est frigorifié jusqu’au fond de l’être, tandis qu’il y a dehors la mer de l’illégalité, dans laquelle on peut sauter et plonger jusqu’à ce que la mort s’ensuive bien vite. A mon avis, c’était là la tranquillité »
Carnet 2.
La vie de Yôzô est marquée par la honte et surtout ce désir de non vie. Il se refuse à intégrer le monde dans lequel il est, il refuse de croire qu’il a une place. Etant sans racines et de « faible composition », la seule échappatoire est la mort. Mais même ses suicides, il les rate.
 » Elle allait et venait dans la vie, tourbillonnant comme une feuille morte que le vent froid de l’automne a détaché, avec le sentiment d’être seule au monde ».
Carnet 2

Dans ce livre ( qui se lit super rapidement)  l’écriture est légère ( comme la vie), belle et poétique ( Merci Doraï Osamu) et nous confronte à un sujet dur et froid  : la mort, les désirs de vie et de non vie.
Mais au delà de ça, on s’interroge aussi sur notre conditionnement, on est créé de toutes pièces, on doit correspondre à une image dictée par la société qui nous entoure et nous élève mais si on n’y arrive pas ? et si on en veut pas ?

La mort est-elle l’unique échappatoire ? Doit-on condamner ceux qui la choisissent ?

L’inadéquation entre le monde et soi est un sujet récurent.

En littérature, on peut se souvenir de notre cher ami Frédéric qui dans l’Education Sentimentale de Flaubert, laisse passer sa vie, passe à côté de celle-ci sans aucune volonté, parce qu’un coup de foudre l’a changé à jamais.

Dans tout ce fatras et ce bric-à-brac, l’homme cherche juste à être heureux. Le reste lui importe peu. Pour certains, c’est soulager la vie par la mort, pour d’autre c’est partir à la conquête du monde, pour d’autre encore c’est vivre d’amour et d’eau fraîche alors que certains crieront qu’être heureux c’est planter des carottes sur une plaine lointaine.

Bref, c’est d’ être libre quoi, non ?
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