La Conjuration des Imbéciles, Toole

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Ignatus Reily personnage principal du roman de Toole, défini selon Percy ( Préface) comme :

« Olivier Hardy délirant, Don Quichotte adipeux, Saint Thomas d’Aquin pervers, 
tout cela en un seul homme»
 
Personnage  incapable de gentillesse envers autrui, dont la seule préoccupation est la contraction de son anneau pylorique, et qui, en même temps qu’il s’attaque à la déchéance de l’époque moderne, veut ressembler «trait pour trait» aux «hommes de la lotion après rasage Yardley» qu’il voit dans Life et ne rate jamais les sorties de films commerciaux qui atteignent «de nouveaux sommets de perversion et de blasphème».
Parce que selon lui, seul lui, est digne de ce bas monde. Plein de perversion. Seul lui a le regard lucide sur le monde, il est même apte à le juger. Incapable de s’intégrer dans la société, incapable de trouver satisfaction.
Ignatus est un personnage orgueilleux, et insupportable. Indigné par tous ce qui va dans le sens contraire de sa pensée, soit tous, le personnage ne voit que lui. Entre ses problèmes de sexualité et ses problèmes d’anneaux, Ignatus écrit, il se veut un génie de la littérature mais il n’a rien publié, il sent que les imbéciles sont ligués contre lui, ne le comprenant pas, le haïssant même.
A la fin de La Conjuration des imbéciles, avant son départ, Ignatius parle même de :
 «toutes les notes [qu’il a] jetées sur le papier», 
et qu’il ne faut pas
«laisser tomber entre les mains de [sa] mère. Elles pourraient lui rapporter une fortune. 
L’ironie serait trop amère»
 
Cette petite phrase ne va pas s’en rappeler la vie de Toole. L’auteur s’est suicidé après les nombreux refus de publication de son roman, d’après la légende.
Après sa mort, sa mère tente le de faire publier. Et c’est en 1976, qu’elle réussit à faire lire le manuscrit à Walker Percy et le livre est finalement publié en 1980, à 2.500 exemplaires, chez Louisiana State University Press avant de remporter le Pulitzer et de devenir un mythe de la littérature américaine contemporaine.
Livre dont la mort de l’auteur confère un ironie remarquable et surtout une aura mystique, le livre est maudis. Et chaque adaptation a été frappée de cette malédiction, faisant un « flop ».
On retrouve dans ce roman acide des sujets aussi contemporains que l’emploi sous payé, la société de consommation, la télévision et même les hipsters.
«Myrna n’était point astigmate; les verres n’étaient nullement correcteurs, elle portait des lunettes pour manifester le sérieux de son entreprise intellectuelle, pour prouver l’intensité de son engagement»
 Un exemple de ce que l’on a appelé le«grand roman américain», extrêmement drôle, rocambolesque, cruel et toujours moderne.
( un peu d’obscénité selon Ignatus, un obscénité qui fait bouger du popotin, tout de même!)
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