Les Certitudes du doute – Goliarda Sapienza

12071464_10207689069608585_1526994674_nJe vous avais prévenu…j’ai renoué avec Goliarda et le plaisir de la nature.

Je ne sais pas si je vous avais expliqué mon amour pour cette auteure …mais je trouve qu’elle aune vision du monde et de la vie passionnante et elle a un enthousiasme très communicatif. Rien ne l’effraie, elle appréhende chaque chose comme une nouvelle expérience d’apprentissage sur le monde, sur elle, sur la vie… Bref, je suis toujours emballée ! Mon plus grand regret aujourd’hui, c’est de ne pas connaître un mot d’italien et de ne pas pouvoir lire dans la langue originale mais que voulez-vous…

Dans ce récit autobiographique, Goliarda est sortie de Rebibia, la prison pour femme et retombe sur Roberta, et ces pages nous raconte l’amour qui unit les deux femmes.

L’une parle d’un amour maternelle qui ne l’est pas vraiment et l’autre refuse l’existence de cet amour. Il s’agit d’une fusion entre les esprits, de l’expérience d’être confronté à son double, son miroir – l’attirance sexuelle en plus.

Évidemment, il s’agit plus encore d’un amour intellectuel et engagé, partisan qui ne se détache pas du fond politique et historique de l’Italie.

On retrouve l’écriture fine, entrainante, fascinante qui dissèque les sentiments et les personnages. Goliarda, elle même, s’auto-analyse froidement. Et c’est cette façon de voir et d’analyser qui permet tant de liberté et de génie car oui, il se dégage surtout de ces pages une volonté de liberté totale, inexistante. C’est ce rêve d’une liberté extrême et utopiste qui permet à Goliarda d’être toujours plus libre tout en restant « prisonnière » du monde et des conventions qui l’entourent car c’est la seule façon de se sentir libre. Elle défait ses chaînes pour s’engouffrer dans d’autres et ainsi de suite, mais toujours avec éclat et sincérité.

On utilise le mot « vrai » à tout va : les vrais gens, la vraie vie comme s’il pouvait exister de faux gens ou de fausses vies – ce qui m’insupporte beaucoup – mais dans ces pages, Goliarda est « vraie » dans le sens qui me semble le mieux correspondre à ce mot, elle essaie de tendre au naturel, de se débarrasser du mieux qu’elle peut de ce qui ne vient pas d’elle-même. ( Je ne sais pas si c’est bien clair –« )

 » Ce vide, mon intelligence perçoit qu’il tient à la décision de ne plus voir Roberta, mais je ne m’en soucie pas, mon organisme a surmonté bien d’autres deuils, et puis comme disaient les vieux : avec les années et l’expérience, on devient fort, sage, et je ne sais plus quelles autres blagues! »

Je ne peux que vous inviter à lire les écrits de Goliarda et vous pouvez retrouver la chronique de mon amour considérable pour l’Art de la Joie, ici et et même un peu là.

Ps: Le blog participe au Golden Blog Awards, tu peux voter par ici.

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