Blues pour un chat noir, Boris Vian

  Période festive, période lourde…j’avais besoin d’un peu d’air et surtout de livre des choses pas très compliqué.

En effet, après les réunions parents/profs, j’enchaîne avec les conseils de classe….je me suis donc ruée sur ce petit recueil de nouvelles de Boris Vian.

Pourquoi l’ai-je acheté? D’abord son prix dérisoire…et surtout, le mot CHAT.

Oui, j’ai un souci avec le chat. Le mien surtout.

J’aime beaucoup Boris Vian et alors, je trouve ce recueil merveilleux ! On a un assez bon aperçu du génie de Vian, de son talent et des divers registres qu’il a pu travailler pour ses œuvres.

La première nouvelle, Blues pour un chat noir, est hilarante et nous présente la mésaventure d’un chat qui finit mort d’une surconsommation de Cognac. Cela n’a ni queue ni tête, c’est un très fort travail sur le langage. Cela se passe dans un monde merveilleux où le chat parle. C’est écrire pour le plaisir des mots et l’image  que les mots nous offrent. Voilà, l’écriture de Vian est telle que l’on voit. Un peu comme un cinéma. Les situations sont cocasses et nous ne pouvons que (sou)rire!

Eurechat!

La seconde nouvelle, Martin m’a téléphoné, est celle qui m’a le moins plus mais on retrouve là aussi un gros travail sur le langage. L’appropriation du langage pour le crédit du personnage. En soi, l’histoire ne raconte rien. Elle raconte le quotidien, la vie d’un jazzman de seconde zone.

La troisième nouvelle,  L’Écrevisse, m’a fait pensé à L’Écume des Jours, bonheur!  Surtout au niveau des images, de la poésie et du travail de l’écriture et des mots utilisés. Pour les amoureux de Vian, elle est quelques pages merveilleuses.

La quatrième, Rappel, nous raconte joliment un suicide. Mais là encore, on sent le travail de l’auteur pour apporter du merveilleux à une situation qui n’a rien d’enviable.

Enfin, la dernière, Les Chiens, le désir et la mort , est la plus étrange. Signée Vernon Sullivan, elle m’a fait pensé à J’irais craché sur vos tombes que je n’avais pas aimé. Des voitures à New York, une chanteuse qui devient Serial Killeuse et immanquablement : la mort au bout.

En bref, j’ai adoré ce petit plaisir! Et le travail de Vian est vraiment admirable ! Pour décompresser en fin de journée, pour s’évader entre deux métros, rien de mieux!

Bonne Journée!

 

 

 

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