La Petite Barbare, Manfredi

IMG_2300-0Grosse déception…. Je sais que le roman a beaucoup fait parlé de lui. Je sais aussi que j’avais hâte de le lire. Je sais que de voir les critiques poindre avant même d’avoir pu recevoir mon livre m’a énervée. Je sais également qu’il a été salué par la critique….mais j’ai été déçue et je n’ai rien trouvé d’exceptionnel à ce roman.

L’écriture est travaillée, captivante avec son côté « brut »…mais elle ne me semble pas correspondre au personnage. D’autant plus qu’à plusieurs reprises le personnage montre son goût et son attrait pour « le parler mal ». Or les tournures de phrase, les images utilisées sont en contradiction avec ce que nous dit ce personnage.

« On s’en fout de 68, nous on est des prolos des tours, des météorites explosées par le vide. »

Le personnage en question est une jeune fille de vingt ans qui a grandi dans la banlieue parisienne. Après avoir laissé commettre le meurtre d’un jeune garçon, elle se retrouve en prison. En prison, elle va écrire et lire.

Autre déception, la phrase « Les femmes, elles écrivent autrement, je trouve. C’est moins politique, plus réel. » Je sais bien que le personnage a quitté l’école dès que possible, mais de tout temps, « l’écriture féminine » (soit l’écriture des femmes) a été politique. Ne serait-ce que signer d’un nom de femme était un geste politique! Surtout que notre personnage voue un culte à L’Amant de Duras…. Duras quoi!

Et puis « moins politique », « plus réel » qu’est-ce que cela peut vouloir dire? Il n’y a rien de plus « réel » que le politique puisque dans son sens le plus large, son sens primaire, le politique c’est la vie de la cité, de la société.

Alors oui, c’est une écriture de la violence, de l’urgence. L’écriture de la rage de vivre. Cette rage qu’incarne le personnage mais cela ne colle pas au personnage qu’on nous raconte.

Et vous, vous en avez pensé quoi?

 

 

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Un commentaire

  1. […] Sur le plateau, tout le monde n’en pouvait plus parce que Virginie Despentes, c’est trash… Cela l’est sans plus… A croire que l’on vit dans une société réac’ et très balisée où un joint, un rail de poudre ou une histoire qui met en scène des lesbiennes ou quoi devient trash … Cela me faisait penser à ce que je n’avais pas aimé dans La Petite Barbare. […]

un petit mot? une bavouille?

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