Le jour où Nina Simone a cessé de chanter- Darina Al-Joundi Mohamed Kacimi

 Je vous le disais dans un petit post Instagram à la fin de ma lecture :  » WAHOU » !

J’ai été captivée et totalement retournée par ce livre ! Celui-ci se présente sous une forme autobiographique car il s’agit de la vie de Darina au Liban pendant cette douce période appelée « guerre ». Une période cyclique dans cette contrée.

Je vous l’ai déjà dit, je suis fascinée par le Liban (j’ai déjà fait un post sur d’autres romans qui parle de Liban, comme ici ici ) et étrangement après l’horreur racontée, je le suis encore plus. Dans cette autobiographie « sexe, drogue et rock’n’roll « , il est question de liberté, d’idéaux, d’être fidèle à soi.

Le père de Darina croit en la liberté , il l’érige en principe d’éducation. Sa fille tente de lui être fidèle même après sa mort mais cela devient de plus en plus difficile. Ainsi, son père a pu dire à ses filles :

« Mes filles, regardez comme ils sont prosternes, vous, vous ne donnerez jamais votre cul au ciel. Aux hommes tant que vous voulez, mais pas au bon Dieu. Vous avez le droit de boire, de sortir, de perdre votre virginité, de tomber enceintes mais je le répète, je ne veux voir personne prier ou jeûner chez moi. »

Le père de Darina qui s’occupe particulièrement de son éducation, lui transmet son goût pour la liberté qu’elle soit sexuelle, amoureuse, politique, sociale voire religieuse. Il la met en garde contre les hommes :

 » Méfie-toi, ma fille, tous les hommes de ce pays sont des monstres pour les femmes. Ils sont obsédés par les apparences, ils sont ligotés par les coutumes, ils sont rongés par Dieu, ils sont bouffés par leur mère, ils sont taraudes par le fric, ils passent leur vie à offrir sur un plateau leur cul au bon Dieu, ils ouvrent leur braguette comme on arme une mitraillette, ils lâchent leur sexe sur les femmes comme on lâche des pitbulls ! Quels chiens » 

Et il n’a pas tort, ce sont les mêmes hommes qui lui ont été proches qui vont, à sa mort, priver Darina de liberté, la casser à cause du goût de la liberté que son père lui a transmis.

Le rythme est rapide.C’est fou, mal sain. On frôle la mort, le non sens, le vide de la vie et on vit. On apprend la drogue ou la fellation aux côtés d’une jeune femme qui souhaite vivre sa vie dans un pays qui se meurt. On voit la guerre sans la voir, la déshumanisation, la folie des hommes. On voit l’horreur et en même temps, cette lutte pour trouver sa place et faire ce que l’on veut.

Une seule question reste : Quel est le prix de la liberté ? Est-ce seulement lorsque l’on a plus rien à perdre?

Bonne lundi !!

 

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