Bribes de vie, Lecture

L’accouchement

  Coucou mes petites meringues caramélisées,

Je sais que certaines attendent le récit de ce « grand moment ». J’ai accouché un premier avril …Et effectivement, tout n’a été qu’une vaste blague.

J’ai eu une réaction cutanée à quelques semaines du terme. Me retrouvant aux urgences, le verdict tombe : l’équipe pense à une cholestase. On me l’annonce et dans le même temps on m’indique la salle de naissance, les médecins ont pris la  décision de déclencher l’accouchement.

Comme je m’en plaignais dans un article précédent, ma fille ne voulait pas spécialement sortir plus tôt …et elle n’avait pas envie DU TOUT. Sur mon lit d’hôpital avec ma péri ( j’ai craqué les gars, c’était pas jouable sinon), je faisais encore la maline comme si tout était simple.

Puis, on a commencé à injecter le produit pour les contractions histoire de faire avancer le travail et d’arriver à ce que Mademoiselle nous montre son minois d’amour … sur le papier, cela avait l’air facile et devait passer comme une lettre à la poste. Mais c’était sur le papier.

En vrai, Mademoiselle n’aimait pas le produit du tout…Et son rythme cardiaque baissait. Comment vous dire ma tête oscillait entre deux choses: mourir si je ne voyais pas le rythme remonter ou m’ouvrir le ventre moi-même avec les dents pour aller la chercher. Je me sentais seule et sacrément paniquée ( mais je faisais des blagues à la sage-femme ). L’équipe a essayé trois fois. Trois fois, j’ai vu le rythme de ma fille passer de 160 à 80 voire moins. Je crois que c’était l’éternité.

18h30. Le Docteur est arrivé.

LE docteur, celui qui avait déjà opéré ma maman et qui était la tranquillité incarnée. Pour le restant de ma vie, je pense que la tranquillité aura ce visage. Et il m’a dit  » On y va », j’ai dit « Oui. ». Bim, césarienne. En urgence. Tout est allé vite, les larmes dans les yeux de maman, la bétadine partout, le changement de lit, les changements de tenues, les portes du bloc. Beaucoup de personnes.

18h46 : « Vous allez bien? ça va?  »

J’avais envie de hurler  » Mais occupez vous d’elle! Pas de moi, je m’en fous. » Ils s’occupaient déjà de tout derrière le champs.

18h48. Elle crie. Je pleure.

On me l’apporte alors qu’on pose mes points en chantant. Je la sens contre ma joue, je la vois. Je vois ses yeux à elle. Elle est vivante, elle est belle, elle est parfaite, elle est là. Elle est vivante surtout. Tout est fini, j’ai envie de crier « Merci », je suis sonnée. On m’amène en salle de réveil, je compte les minutes pour la retrouver. En deux minutes, tout a basculé : Je suis une maman heureuse.

Heureusement, je n’avais pas d’idée précise sur l’accouchement. Je voulais juste accoucher et si possible continuer à faire la ouf et me passer de peri. En vrai, lâcher prise c’est la meilleure chose!

Le plus ?

La veille, M a eu un accouchement similaire, je savais que ça ne pouvait que bien se passer. Merci à elle, son expérience et son partage.

 

 

 

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