T’as le droit de t’amuser

On a beau dire, beau faire …si maternité rime avec culpabilité, ce n’est pas pour rien. En fait, c’est parce qu’on ne sait pas ce que nous faisons, devons faire ou quoi. Il n’y a pas un guide genre « être maman ». Quedal, les gars!

On passe son temps à me dire comme cela doit être dur pour moi, comme je dois souffrir de fatigue, comme les nuits hachées doivent être pénibles, comme je ne dois pas avoir envie de travailler, comme je dois me sentir seule sans le père,comme je dois être dépassée, comme je dois n’être qu’obnubilée par mon bébé, comme je m’inquiète trop, que je devrais faire attention à moi comme femme…. et que tout ça, c’est normal, c’est être mère..blahblah…

J’ai toujours détestée que l’on pense à ma place et que l’on me dise ce que je dois ressentir ou penser. Et tu as beau te dire que tu t’en moques de ce que l’on te dit, tu as beau ne rien vouloir entendre… ces phrases tournent dans ta tête …si toutes ces choses sont normales, suis-je une mauvaise mère si elles ne me correspondent pas?

Suis-je une mauvaise mère si j’ai très envie de retourner travailler? Suis-je une mauvaise mère si j’ai envie de m’amuser, de boire et de danser rien qu’une soirée? Suis-je une mauvaise mère si j’aime mes nuits hachées? Suis-je une mauvaise mère si je veux encore dormir avec ma fille, sentir sa respiration juste pour moi? Suis-je une mauvaise mère si son père ne me manque pas? Et si je vous disais, ce n’est pas dur. La vie, elle et moi, c’est la chose la plus évidente qu’il soit.

La semaine dernière je me suis octroyée un petit séjour en Terre Sainte avec un petit temps de commémoration au 39 rue du Taur avant de finir au Sherpa. Il y a quatre ans, nous aurions été juste C. et moi, là il y avait aussi nos enfants. Nous étions la team des mamans solos et nous faisions la même chose qu’il y a 4ans. Mon séjour en Terre Sainte, avec ma fille sous le bras et mon éternel  » non, c’est bon, je peux le faire », c’était refaire ce que je faisais « avant » mais avec ma fille : Être une femme, aller en terrasse, rire à gorge déployée, sourire, médire, voir les copains, siroter un verre de Lambrusco, refaire le monde, séduire, prendre le métro, marcher et encore beaucoup rire.

Toutes ces choses en mieux, parce que j’avais mon petit bout de vie. En mieux, parce que, rentrée chez C., je pouvais lire l’histoire du soir ( L’anniversaire d’Elsa ou Anna pour les aficionados de la Reine des Neiges), faire des câlins à V. On avait le droit au réveil matinal des deux loustics et nous nous retrouvions tous les 4 sur un lit, pour une histoire, les sourires de ma fille ou la panoplie des instruments de musiques de V. Et on avait le droit d’avoir des têtes affreuses avant d’aller préparer le petit dej. Nous pouvions coucher les petits et reprendre nos verres et parler comme avant, échanger, partager et se dire que oui, nous étions de bonnes mamans même à 25piges et seules.

Alors même si j’ai culpabilisé à me demander si c’était comme ça que faisais les « vraies » mamans, si j’ai culpabilisé de me faire plaisir à moi, si j’ai eu le droit à des  » Mais putain, mais qu’est-ce que tu as foutu? » …Même si je sais que je culpabiliserai encore et toujours parce que c’est comme ça que je suis une maman : tout est il assez bien pour ma fille? Et si j’avais pu faire mieux?..au fond, il n’y a pas une seule façon d’être maman, c’est celle qui nous épanouit.

 

Bonne journée les biquets,

 

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