39 rue du Taur

Il y a quelques jours, je me suis retrouvée devant cette porte. Cela faisait bien 3 ans que je ne m’étais pas arrêtée pour la regarder. La regarder, c’est faire la rétrospective des six dernières années.

Mon premier appartement à moi. Des murs verts et une vue sur les toits pour s’échapper. Une salle de bain improbable. Du bordel partout. Sur les murs, dans l’évier, sur le sol. Mon premier amour. Ma première rupture. Ma copine, E. qui a partagé ces 25m² plus d’une fois avec moi. Sarah. Emma. Laura. Les mercredis après-midi de licence devant Desperate Housewives plutôt qu’en cours. Le café à la vanille. Ophélie et Fanny. Un matin où nous avons traversé la place du Capitole en courant. Se coucher à 7h, essoufflées. La rupture de E. Les expériences capillaires. Blonde. Rouge. Chocolat. Blond. Marouane. La soupe à l’avoine. Les Carmes. Mehdi. La fisca de Rachel. La promo de M1. Les escaliers. Chez Tonton.Mes premières lunettes. Les dimanches sushi avec G. S’oublier avec S. La frustration. Le Montparnasse. La fête de la musique. Le Monoprix. La chaleur. Eliaristeiner. La nuit. M, L et N pour le café, le dessert, le before ou l’after. Loulou.L’interphone à 5h. La porte qui ne ferme pas. Le rire. La lumière. Les debriefings amoureux. Pleurer. Les debriefings de cours. Les robes. Les copines. L’IEP et l’IAE. Les révisions. Le droit du travail. Le clic-clac. Discuter. Les pâtes carbo. Jean Connard. Se venger. Les bonnes résolutions. Partir à Madrid. Le Nouvel an. Le deuil aussi. Le baby-sitting. L’annonce de grossesse de C. Les livres. Elise. Jane Austen.Partir à la fac. Rentrer de la fac. La neige. Un bout du monde. Happy Hour.Partir en stage. S’inscrire à la salle de sport.Les escaliers. Le Chez Vous. Perdre ses clés. Sortir. Ne pas dormir. WIFI SFR PUBLIC. Prendre le train. Il s’agirait de grandir. Marine. La Couleur.Clovis. St Sernin. Danser. La nuit. Les italiens. La maison. Le champagne. Les jours de juin 2012 qui changèrent TOUT.  Et finalement, déménager. Déménager encore. Et encore. Et encore encore. Et revenir à moitié.

Ce sont toutes ces choses que je vois devant cette porte. Six ans après, chacun des protagonistes est réapparu dans ma vie après que l’un d’entre eux ait pris la poudre d’escampette. Comme se réveiller après une longue nuit. Une photo de cette porte et une multitude de souvenirs, de réactions. J’ai chaud. A minuit, un message, un sourire et je m’envole. Le rire de Sarah. Six ans après, presque rien n’a changé. Tout est vivant.

Je me suis retrouvée devant cette porte avec l’impression de pouvoir rejouer certaines choses, redessiner les souvenirs et les rires avec la certitude de revenir trouver une nouvelle porte pour continuer l’histoire.

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