Librairie intime

Depuis aussi longtemps que je me souviens, je lis. Je lis beaucoup, beaucoup beaucoup. Je dévore les livre. C’est d’ailleurs un problème lors de mes déménagements. Je me souviens même que j’avais voulu être critique littéraire lorsque j’étais au lycée. Comme Gladys. Et puis, je voulais écrire et puis, je voulais lire…et au fond, j’ai ouvert un blog pour partager mes lectures car pour moi, la réponse aux maux se trouve toujours dans un livre.

Chacun de mes livres est un pensionnaire dans ma bibliothèque, ils sont rangés non pas par ordre alphabétique ni même par collection, ils sont rangés selon l’amour que je leur porte. S’il m’arrive souvent de penser à certains personnages comme s’ils faisaient partis de ma vie et que je risquais de les croiser à la boulangerie en bas, je ne vous parle même pas du lien qui me lit à mes livres.

Je sais s’il m’en manque un et si c’est le cas et que je n’arrive pas à comprendre pourquoi, je suis franchement triste. Parce que lorsque je m’achète un livre, il devient « LE » livre et c’est pour cela que j’ai du mal à les prêter ou les donner. Il est « LE » livre avec lequel j’ai partagé un certain moment, une expérience de lecture etc etc…

Par exemple, au détour d’un rayon à Ombre Blanche, je suis tombée sur Darina que j’ai dévoré un matin sur le clic clac de ma super copine S juste avant que C. nous rejoigne pour le petit déj’. Ce livre, j’ai voulu l’offrir/ le prêter mais cela n’a pas été possible, l’idée qu’il quitte ma bibliothèque était insurmontable… D’ailleurs, je l’avais prêté à ma copine L, lors de la fête de naissance de ma fille. Elle l’a lu allongé dans l’herbe du jardin puis l’a conseillé à son tour.

Et c’est pourtant pour ça que je partage mes lectures, parce que chaque maux à son livre et que souvent, mes amis me font penser à certaines lectures que j’ai envie de leur conseiller. J’ai envie d’être une libraire intime, celle qui  conseille un livre pour ce que la personne est, pour ses expériences vécues et à vivre, pour ses besoins, ses attentes et ses mécontentements aussi.

Dernièrement, j’ai réussi à me séparer de l’un de mes « L’Art de la joie » ( oui, j’ai ce livre en plusieurs éditions), une édition de poche spéciale. Conseillée par ma SuperCopineS à Toulouse, il m’a suivi chez mes parents, en salle d’examen en BTS, et a fait mes quatre derniers déménagements, les pages étaient marquées, il a fait au moins huit sacs différents, il a connu le sable et la voiture. Bref, malgré cela j’ai réussi à m’en séparé pour la simple et bonne raison qu’intérieurement, j’étais certaine que c’était une lecture adéquate pour la personne qui le recevrait.

Une librairie de l’intime, ça existe?  Un endroit où on « prescrit » des lectures. Un truc cool. Genre personnal shoper de livre ?
De plus en plus, je me demande si je ne vais pas ouvrir un café littéraire d’ici quelques années….

Publicités

un petit mot? une bavouille?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s