Sommeil – Haruki Murakami

C’est la rentrée, les enfants! On tape dans ses mains, on sort le cartable, on branche sa Nespresso et on sort le sourire de conséquence. Trois semaines sans venir poser un mot, c’est ce qu’on appelle des vacances! Pour le coup, j’ai tout un tas de lecture à chroniquer et je vais commencer par la dernière en date.

C’est la première fois que je cède à Murakami. Théoriquement dans mon esprit, les couvertures de ses livres sont colorées. Ici, non. Dans mon souvenir, il s’agissait de pavé. Ici, non.

Le livre m’a clairement appelée alors que je trainais chez Mollat pour mettre la main sur le précieux TDL (d’ailleurs Nathan, j’attends toujours le livre du professeur que j’ai commandé – merci). Son micro format, sa couverture noir et argenté…tout a été concocté pour que je cède.

L’édition est juste fantastique! Les illustrations sont formidables, je n’en reviens toujours pas! J’ai adoré les découvrir à chaque page. J’ai adoré le papier utilisé, également. Épais, lisse. On ne sait pas vraiment s’il s’agit d’un livre ou d’un trésor.

J’ai énormément apprécié la lecture captivante, retrouver Anna Karénine dans ces pages m’a fait sourire. Le personnage est une femme qui ne dort pas durant 17 nuits, nous sommes dans sa tête, nous voyons la vie par le prisme de la sienne. Tout au long de la lecture, une question nous taraude : pourquoi dix-sept nuits? Et après ? La fin laisse pantois.

Nous traversons les angoisses du personnage comme ses moments de paix. Les questions du quotidien, du sentiment de vivre, de « faire quelque chose » de sa vie ou encore la mort sont abordés de façon pertinente.

« Depuis que je ne dormais plus, je me rendais compte à quel point la réalité est simple, à quel point il est facile de la faire fonctionner. C’est la réalité, sans plus. »

La lecture y est décrite comme une échappatoire au quotidien de la vie J’ai beaucoup aimé la façon d’aborder la lecture comme « un agrandissement de la vie ».

« Il n’en restait pas moins qu’en ce moment, j’agrandissais ma vie. Et c’était merveilleux. Enfin il se passait quelque chose, je me sentais vivre. Je ne m’usais pas. En tout cas, il existait une partie de moi qui ne se consumait pas. Et c’est pour ça que je me sentais réellement vivre. Je trouve qu’une existence humaine, même si elle dure très longtemps n’a aucun sens si l’on a pas le sentiment de vivre. »

Ce qui est plus singulier dans cette lecture, c’est qu’elle arrive juste après « Le premier jour du reste de ma vie » de V.Grimaldi où l’on suit le personnage de Marie. A l’instant où nous débutons la lecture, les deux femmes sont quasi identiques bien que les chemins pris soient différents et que la lecture n’apporte pas les mêmes choses.

Bref, j’ai savouré ma lecture un jour de paix, juste avant le rush de Septembre et cela n’a aucun prix!

Besos

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