Lecture

Soie – Alessandro Baricco

image1(5)Cet été, je suis tombée sur une brocante en sortant de chez moi. Littéralement, Soie me tendait les bras.
Il y a plusieurs années, j’avais lu un extrait qui m’avait donné envie d’aller plus loin. Et d’autres livres sont passés par mes mains, repoussant cette idée. J’ai donc fait l’acquisition de ce petit livre puis il prit la poussière sur mes étagères.

Mais, un matin sur le canapé sous le plaide magique de M.Pizzaguetti, je l’ai lu d’une traite. C’était avant de savoir que nous irions faire un tour en Italie. Comme je l’ai acheté, je l’ai lu : on m’en a parlé, il s’est montré, j’ai oublié puis il s’est imposé.

Parfois, il faut reconnaître la force des livres.

Vers 1860, pour sauver les élevages de vers à soie contaminés par une épidémie, Hervé Joncour entreprend quatre expéditions au Japon pour acheter des neufs sains. Entre les monts du Vivarais et le japon, c’est le choc de deux mondes, une histoire d’amour et de guerre, une alchimie merveilleuse qui tisse le roman de fils impalpables. Des voyages longs et dangereux, des amours impossibles qui se poursuivent sans jamais avoir commencé, des personnages de désirs et de passions, le velours d’une voix, la sacralisation d’un tissu magnifique et sensuel, et la lenteur, la lenteur des saisons et du temps immuable. Soie, publié en Italie en 1996 et en France en 1997, est devenu en quelques mois un roman culte – succès mérité pour le plus raffiné des jeunes écrivains italiens.

Hervé part, Hervé revient et repart. Le silence est assourdissant, les mots qui ne sont pas dits, aussi. Hervé part, Hervé revient. Aimant, aimé, amant. On devine, on attend, on reste dans un silence coloré.

J’ai eu le sentiment amer que l’histoire n’est rien, que les personnages n’ont pas de consistance à la fin de ma lecture. Et puis, je me suis rendue compte que j’étais triste et affectée pour Hervé, pour sa femme. J’ai l’impression que l’on ne m’a pas tout dit, j’aimerais en savoir plus…je n’ai que des sensations et rien auquel m’accrocher. Alessandro Baricco écrit un mystère. Son écriture est musicale et poétique et c’est probablement le secret. Ce livre est envoûtant, le terminé est déroutant.

J’aimais déjà l’écriture italienne avec Goliarda Sapienza ou avec Giuesppe di Lampedusa qui m’ont énormément marquée, mon séjour italien court et ma rencontre avec la langue n’ont que confirmé cette inclination.

Bonne lecture !

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